Texte d’orientation du XIVe congrès de la CGT-Culture – mai 2026
Évoquer les métiers relatifs à la conception des politiques culturelles au ministère de la Culture, c’est considérer les politiques publiques de la culture assurant la gestion et le développement des secteurs artistiques, culturels et patrimoniaux. Il s’agit d’agentes et agents chargés d’accompagner les filières professionnelles, d’affirmer le sens de l’action du ministère auprès des publics et des territoires, en lien avec les autres ministères et les collectivités.
Ces agentes et agents sont recrutés principalement dans trois corps spécialisés, mais il conviendrait de prendre en compte également une partie des attaché·es d’administration dont les missions sont parfois proches voire équivalentes.

Les données relatives aux personnels contractuels du titre 3 proviennent de l’enquête GAEC réalisée en 2025 auprès des EPA sous tutelle du ministère de la Culture, à laquelle seuls 47 EPA sur 59 ont répondu. Il ne s’agit donc pas des données exhaustives. Elles ont néanmoins une valeur indicative. Au total, les données portent sur 20 980 agentes et agents sur les 23 928 personnes physiques soit 88% (référence listes électorales déc. 2022).
Par nos luttes nationales et ministérielles, nous avons obtenu pour les trois principaux corps des conceptions des politiques culturelles :
- L’augmentation des effectifs globaux des corps de la CAP
- Le relèvement significatif des socles indemnitaires (IFSE) de tous les groupes de fonctions
- La reprise de recrutement par voie de concours dans le corps des ICCEAAC et la révision du décret statutaire avec notamment la clause de mobilité pour l’accès au grade supérieur supprimé
Ce que la CGT-Culture revendique pour les corps des conceptions des politiques culturelles :
- Créations nettes d’emplois dans les corps des AUE, des conservatrices et conservateurs et des ICCEAAC pour répondre aux besoins réels des services. Pour cela, développer une politique de relance et de redynamisation efficace et efficiente des concours dès 2026, y compris en imposant des emplois statutaires aux autorités d’emplois. Le concours annuel des Conservatrices et conservateurs et des AUE doit s’accompagner d’un concours a minima, tous les deux ans pour les ICCEAAC
- Identification du nombre de personnels contractuels occupant les fonctions de la filière pour déterminer a minima, dans la perspective de leur intégration dans un des trois corps, le nombre de postes à ouvrir au concours
- Repyramidage des corps et amélioration des taux de promotion pour que chacune et chacun soit rétribué au niveau de son expertise et des fonctions réellement exercées
- Levée des blocages à la mobilité et mise en place d’une vraie politique de mobilité entre l’administration centrale, les directions régionales, les services à compétence nationale et les établissements publics
