LES AGENTS ALERTENT, L’EMPLOYEUR DOIT AGIR
Rien ne va plus au sein de la Direction des ressources humaines du Centre des monuments nationaux.
Depuis plusieurs mois, les agents font état d’une dégradation profonde de leurs conditions de travail.
Aujourd’hui, les éléments sont établis : nous ne sommes pas face à des difficultés individuelles ou à quelques problèmes relationnels isolés.
L’expertise indépendante, demandé par les représentants du personnel, menée par le cabinet ALTERHEGO met en évidence une situation de fragilité psychosociale importante, liée à des facteurs organisationnels, managériaux et collectifs qui se sont installés dans la durée.
Ce qui apparaît aujourd’hui, c’est l’existence d’un fonctionnement qui génère de la souffrance au travail :
- Manque de clarté dans les missions et responsabilités ;
- Organisation fragilisée ;
- Périmètres managériaux trop larges ;
- Difficultés de communication et de circulation de l’information ;
- Sentiment d’injustice et d’inégalité de traitement ;
- Absence d’espaces suffisants de dialogue professionnel ;
- Prévention des risques psychosociaux insuffisamment structurée.
Le diagnostic est sans ambiguïté : près de 75 % des agents de la DRH déclarent être victimes ou témoins de situations de souffrance au travail. Ces constats ne peuvent plus être minimisés.
Déni ou incapacité à agir ?
Alors que le diagnostic confirmait la gravité de la situation, le directeur général a affirmé devant les agents que « tout fonctionnait normalement » à la direction des ressources humaines.
En affirmant que la situation ne présenterait pas de caractère alarmant, la Direction générale donne le sentiment de nier la réalité du terrain, pourtant confirmée par l’expertise externe indépendante et corroborée par la multiplication des arrêts maladie. A l’heure où les grands projets RH sont en cours …
Cette posture, en minimisant les faits, ne peut qu’accentuer le sentiment d’abandon et d’incompréhension des agents de la DRH.
Pour l’intersyndicale, une telle position est inacceptable. Une DRH fragilisée, c’est un établissement tout entier en danger.
Quand des agents souffrent, quand une expertise alerte, quand des arrêts maladie apparaissent : l’employeur doit protéger, pas minimiser !
Une alerte grave qui impose des réponses immédiates
Face à la non prise en compte par la direction de la gravité de la situation, les représentants du personnel ont déclenché une alerte pour danger grave et imminent concernant la santé psychique des agents.
Cette alerte intervient alors même que la direction dispose désormais d’un diagnostic complet réalisé par un cabinet indépendant, d’une analyse précise des causes de la situation et de recommandations concrètes pour agir.
Pourtant, depuis la restitution du diagnostic, la situation continue de se dégrader : de nouveaux arrêts maladie sont intervenus et les remontées de souffrance au travail se poursuivent.
La souffrance des agents ne peut pas être relativisée. Elle appelle une réponse à la hauteur des enjeux.
La direction doit maintenant passer aux actes :
- Reconnaissance de la réalité et de la gravité de la situation ;
- Protection pour les personnels exposés ;
- Transparence dans les décisions à venir ;
- Un fonctionnement administratif assaini ;
- Un management respectueux des agents et du travail accompli ;
- Une véritable politique de prévention des risques psychosociaux.
Les préconisations de l’expertise doivent être mises en œuvre sans attendre.
Cela implique notamment :
➡️ une clarification de l’organisation et des responsabilités ;
➡️ une révision des périmètres managériaux ;
➡️ une évaluation réelle de la charge de travail ;
➡️ le renforcement des moyens de prévention ;
➡️ la garantie de l’indépendance des fonctions médico-sociales, de prévention et de dialogue social ;
➡️ la mise en place d’espaces de dialogue et de médiation ;
➡️ un accompagnement concret des agents en souffrance.
Ces mesures ne sont pas des options : elles répondent à des risques identifiés et documentés.
L’intersyndicale CGT CFDT SUD du CMN sera particulièrement vigilante sur :
- La protection effective des agents ayant témoigné ou alerté ;
- L’absence de toute forme de pression ou de représailles ;
- La mise en œuvre réelle des recommandations de l’expertise ;
- La transparence des décisions prises ;
- Le respect des représentants du personnel et du dialogue social ;
- La reconstruction d’un climat de travail fondé sur le respect, la confiance et l’égalité de traitement.
La santé des agents n’est pas une variable d’ajustement !
La communication de l’actuelle direction du CMN se dit engagée à travers CMN 2030 pour un service public des monuments nationaux qui prend soin de ses sites, des publics et de ses agents.
Au-delà des paroles nous avons besoin d’actes pour que cette promesse s’applique à celles et ceux qui font vivre le service public au quotidien.
Les agents de la DRH, comme de tout le CMN, méritent une administration exemplaire, respectueuse de leur santé, de leur engagement et de leur dignité professionnelle.
Assez de constats ! Assez de paroles !
Des actes pour protéger les agents !
Paris, le 29 juillet 2026
https://cgt-culture.fr/wp-content/uploads/2026/07/Tract-inter-Alerte-DGI-DRH.pdf

