Filière Documentation

31 juillet 2026 - par CGT-Culture

Filière en voie d’extinction

La filière documentation au ministère de la Culture, c’est combien d’agentes et agents ?

Les données relatives aux personnels contractuels du titre 3 proviennent de l’enquête GAEC réalisée en 2025 auprès des EPA sous tutelle du ministère de la Culture, à laquelle seuls 47 EPA sur 59 ont répondu. Il ne s’agit donc pas des données exhaustives. Elles ont néanmoins une valeur indicative. Au total, les données portent sur 20 980 agentes et agents sur les 23 928 personnes physiques soit 88% (référence listes électorales déc. 2022).

Depuis 2023, des concours professionnels de chargé·es d’études documentaires sont organisés et les taux de promotions ont été augmentés dans la perspective de l’extinction du corps des Secrétaires de documentation. La filière documentation ne dispose pas de corps d’accueil en catégorie C et le dispositif de « repyramidage » mis en place depuis 2023 a pour objectif de supprimer le corps des Secrétaires de documentation (catégorie B). En 2028, cette filière ne sera plus composée que d’agentes et agents de catégorie A, les chargé·es d’études documentaires. Régis par le décret 98-188 de mars 1998, les chargé·es d’études documentaires exercent les fonctions suivantes :

  • la recherche, l’acquisition, le classement, la conservation, l’analyse, l’exploitation et la diffusion de la documentation nécessaire aux missions des ministères dont ils relèvent
  • la constitution et la gestion des bases de données, la conception d’outils multimédias
  • l’élaboration et la réalisation de programmes de publications incluant la traduction de documents, la sélection ou la rédaction d’études, d’articles et de notes de synthèse
  • le traitement des archives, d’inventaire et de recensement aux fins de protection, de conservation et de mise en valeur des collections ainsi que du patrimoine monumental et archéologique

Ces personnels peuvent être appelés à exercer des fonctions d’encadrement dans les services d’information et de documentation des départements, des services et des établissements où ils exercent. Du fait de l’aspect technique de leur mission statutaires, les chargé·es d’études documentaires souffrent d’un manque de reconnaissance et sont souvent considérés comme de « super techniciennes ou techniciens ». Depuis plus de 20 ans, la CGT-Culture s’oppose à l’extinction du corps des Secrétaires de documentation.

Ce que la CGT-Culture revendique pour la filière Documentation :

  • Le maintien d’un corps de catégorie B en entrée de filière, dont les missions sont indispensables au travail scientifique. Par ailleurs, le maintien de ce corps permet de promouvoir les agentes et agents de catégorie C effectuant des missions de documentation
  • L’organisation de concours réguliers pour garantir la préservation de la filière
  • Une vigilance sur le devenir des collègues du corps des secrétaires de documentation qui n’auront pas intégré au 1er janvier 2028 le corps de A des chargé·es d’études documentaires (CHED) à l’issue des 5 ans du repyramidage exceptionnel
  • L’augmentation des taux promus/promouvables pour les passages de grade pour les CHED
  • L’augmentation significative des indices d’entrée et terminaux bruts pour les chargé·es d’études documentaires
  • Accès ouvert à toutes et tous à l’échelon spécial hors classe des CHED