Filière Métiers d’Art

31 juillet 2026 - par CGT-Culture

Filière du ministère de la culture, unique dans la fonction publique

La filière des métiers d’art* au ministère de la Culture, c’est combien d’agentes et agents ?

*Pour les titulaires, les métiers retenus sont : dentellière brodeuse et dentelier brodeur; ébéniste, encadreuse-doreuse et encadreur-doreur, jardinière et jardinier d’art, marbrière et marbrier, menuisière et menuisier en siège, métallière et métallier d’art, mouleuse et mouleur de sceaux, ouvrière et ouvrier céramiste, photographe, relieuse doreuse et relieur doreur, tapissière et tapissier, argentière et argentier palais national, installatrice-monteuse et installateur-monteur d’objet d’art, lingère et linger palais national, peintre décoratrice miroitière et peintre décorateur miroitier, installatrice-monteuse et installateur-monteur dessin – documents

Pour les personnels contractuels, les chiffres ne distinguent pas la filière technique de la filière métiers d’art

Les données relatives aux personnels contractuels du titre 3 proviennent de l’enquête GAEC réalisée en 2025 auprès des EPA sous tutelle du ministère de la Culture, à laquelle seuls 47 EPA sur 59 ont répondu. Il ne s’agit donc pas des données exhaustives. Elles ont néanmoins une valeur indicative. Au total, les données portent sur 20 980 agentes et agents sur les 23 928 personnes physiques soit 88% (référence listes électorales déc. 2022).

Les personnels ont pour mission la préservation, la conservation, la restauration, la création et la production, la présentation et la mise en valeur des collections (œuvres végétales, animales), et l’assistance pédagogique dans le cadre de l’enseignement. Ils sont affectés dans les musées et domaines, monuments, les manufactures nationales, bibliothèques (MC ou BIU) et archives, écoles supérieures d’art ou d’architecture, et à l’Élysée.

2012-2024 : une explosion de l’emploi contractuel dans la filière

Si le ministère assurait jusqu’alors le strict service minimum en termes d’organisation de concours, la situation s’est brutalement détériorée. La nouvelle « règle » instituée depuis 2022 achève ce processus : en deçà de 3 postes vacants dans une spécialité, il n’y a plus de concours. De façon mécanique, le taux d’emploi contractuel et d’externalisation explose dans la filière, et la transmission des savoir-faire de certaines spécialités est directement menacée.

Ce que La CGT-Culture revendique pour la filière métiers d’art :

  • Une filière comprenant au moins 1800 agent·es dont ¼ d’adjointes et adjoints techniques, plus de la moitié de techniciennes et techniciens d’art et 1/6 de chef·fes de travaux d’art
  • Ouverture de postes en catégorie C pour conserver un sas d’accès à la Fonction publique, quel que soit son niveau de diplôme (IMOAD et jardinières et jardiniers notamment)
  • Abandon de la règle ministérielle qui conditionne l’ouverture de concours à la vacance de trois postes
  • Ouverture d’un plan pluriannuel de concours massif d’au moins 250 postes dans toutes les spécialités et domaines afin de résorber les départs en retraite et permettre aux agent·es un accès par le concours interne aux catégories B et A (technicienne et technicien d’art et chef·fe de travaux d’art)
  • Respect des missions de chaque corps et arrêt des écarts statut-fonction
  • Arrêt de la contractualisation sur besoin permanent
  • Réinternalisation des missions sous-traitées au secteur privé et arrêt des externalisations
  • Augmentation des taux de promotion dans les trois corps : adjointes et adjoints techniques, techniciennes et techniciens d’art et chef·fes de travaux d’art afin de valoriser la technicité, l’expertise, assurer de meilleurs déroulements de carrière, et augmenter les salaires
  • Création d’un centre de formation d’apprenti·es ministériel pour toutes les spécialités non enseignées dans l’éducation nationale afin de pérenniser des métiers rares et de haute technicité (IMOAD, restauratrice mouleuse et restaurateur mouleur de sceaux, restauratrice et restaurateur de globes, doreuse et doreur sur cuir, etc.)
  • Création d’une spécialité de restauratrice et restaurateur de tableaux, vernisseuse et vernisseur, horlogerie, armurerie, bijouterie. La spécialité doreuse-encadreuse et doreur-encadreur devra être scindée en deux en raison de la grande différence entre celles-ci. Cette liste non limitative doit être étoffée et affinée