Grand Palais RMN : le prestige en façade, la brutalité sociale en coulisses

23 septembre 2026 - par CGT-Culture - SNMD-CGT

Licenciement monté de toutes pièces, discrimination, droit syndical bafoué : ça suffit !

COMMUNIQUÉ DE PRESSE – 23 SEPTEMBRE 2026

Le 15 septembre 2026, la CGT-Culture lors d’une réunion présidée par Didier Fusillier a rencontré la direction du Grand Palais RMN. Le sujet ? Le licenciement pour « faute grave » d’une salariée vendeuse multisite.

La CGT a dynamité le dossier monté de toutes pièces en retraçant l’historique, la vérité des faits, les témoignages et toutes les contradictions d’une accusation montée de toutes pièces,

La Direction du Grand Palais RMN, affirme que la salariée aurait reconnu les faits lors de son entretien préalable.

C’EST FAUX !

La salariée le conteste formellement. La représentante CGT présente à l’entretien le conteste dans une attestation officielle sous Cerfa signée et établie sous peine de sanctions pénales.

La direction prétend que les faits rendaient impossible le maintien de la salariée dans l’établissement !

C’EST FAUX !

Aucune mise à pied conservatoire ​! Mieux : pendant la procédure disciplinaire, la hiérarchie lui demande d’effectuer des heures supplémentaires !

La salariée originaire de Guadeloupe aurait « Tchipé » à l’une de ces collègues ?

C’EST FAUX !

Ce Tchip n’a jamais existé ! DEUX témoins directs font voler en éclats la version de la direction dans des attestations officielles sous Cerfa signées et établies sous peine de sanctions pénales. Mais il y a autre chose de bien plus grave. Lorsqu’on attribue à une salariée des comportements en les renvoyant à des codes culturels ou linguistiques liés à ses origines, on tombe dans le stéréotype racial​ !

Et clairement la direction du Grand Palais RMN ne recule devant aucune ignominie pour justifier l’injustifiable.

L’origine de cet acharnement ?

En décembre 2025 la salariée avait demandé d’être assistée d’un représentant syndical   lors d’un entretien avec le directeur des boutiques du Grand Palais RMN et un représentant de la DRH. Le Directeur en question lui a refusé par mail la présence d’un représentant syndical !

La suite ? 2 Avertissements en 6 mois et un licenciement sec le 30 juillet pour une salariée de 3 ans d’ancienneté dont tous les entretiens d’évaluation étaient positifs ! Un seul exemple : la salariée a reçu un avertissement après n’avoir pu venir travailler en raison de son état de santé, avant d’être arrêtée six jours par son médecin​ !​ Au Grand Palais RMN, être malade ​peut devenir une faute disciplinaire​ !

Mais il y a aussi une autre raison ! Après une mobilisation de plus de 250 salariés en AG début juillet pour protester contre la suppression de la prime d’intéressement, le niveau des rémunérations et la dégradation des conditions de travail, la direction du Grand Palais RMN tente clairement avec ce licenciement monté de toutes pièces de faire peur aux salariés qui seraient tenté de revendiquer !

La culture pour tous à l’extérieur, mais pas les mêmes droits pour tous à l’intérieur !

LA CGT REFUSE L’ACHARNEMENT DISCIPLINAIRE, L’INTIMIDATION, LES ATTEINTES AU DROIT SYNDICAL ET L’UTILISATION DE STÉRÉOTYPES LIÉS AUX ORIGINES DANS LES PROCÉDURES DISCIPLINAIRES.

NOUS EXIGEONS LE RETRAIT IMMÉDIAT DU LICENCIEMENT ET LA RÉINTÉGRATION DE LA SALARIÉE.

LA CGT-CULTURE VA CONTINUER LE COMBAT, EN SOLLICITANT LA MINISTRE, DEVANT LE CONSEIL DES PRUD’HOMMES, AUPRÈS DU DÉFENSEUR DES DROITS, AINSI QUE DANS LE DÉBAT PUBLIC.

PAS DE PRESTIGE CULTUREL SANS DIGNITÉ SOCIALE.

PAS DE DIVERSITÉ DE FAÇADE AVEC DE L’INTIMIDATION ET DE LA PRESSION SOCIALE DANS LES COULISSES.

RÉINTÉGRATION IMMÉDIATE !

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