Après l’envahissement du conseil d’administration par les personnels le 24 juin dernier et la remise d’une pétition de plus de 800 signataires contre les coupes budgétaires, les destructions d’emplois et en faveur des rémunérations, le vendredi 3 juillet la BnF était en grève à l’appel de la CGT et SUD.
Pourquoi la grève ?
1. Les budgets ont été amputés de 3,3 millions d’euros en 2 ans ce qui a impacté et dégradé les missions de la BnF
2. Les suppressions de postes ont explosé : 50 postes entre 2024-2026, auxquels il faut ajouter une baisse du plafond d’emploi de 304 postes entre 2009 et 2019
3. La revalorisation des primes des titulaires ayant plus de 10 ans d’ancienneté dans la Fonction publique n’a pas été appliquée et la réévaluation des grilles salariales des contractuel·les annoncée en 2025 n’a pas été mise en place
4. Les acquis sociaux des personnels et le dialogue social sont malmenés par la direction de la BnF (nouveau système de prélèvement des jours de grève, consultation des instances représentatives des personnels après l’annonce publique de la mesure, vote des plans architecturaux du nouveau centre de conservation de la BnF à Amiens organisé après le dépôt du permis de construire, etc.)
La CGT-Culture appelle le ministère à intervenir sans délai pour rétablir les budgets nécessaires au bon fonctionnement de la Bibliothèque nationale.
Paris, le 6 juillet 2026
