LA FIN ANNONCEE DE LA COMMUNICATION MINISTERIELLE

16 mars 2026 - par SNSD-CGT

Fin 2025 un communiqué de presse de Matignon a été publié pour annoncer d’une manière tonitruante une réforme structurelle de la fonction communication de l’Etat, ainsi que des mesures visant la transparence des dépenses.

Le Service d’Information Gouvernementale (SIG) doit remettre son projet de réforme au printemps sur les bases suivantes :

  • Réallocation des ressources au sein d’une unité centralisée, tant à l’échelon central que déconcentré.
  • A l’échelon régional, rassemblement au sein d’une seule structure regroupant les expertises communication.
  • Création d’un pôle d’expertise événementielle au service de tous les ministères.

Un second volet porte sur les économies budgétaires.

En 2026, une forte réduction des dépenses est demandée : aux ministères : – 20 % par rapport à l’exercice budgétaire de 2024, aux opérateurs de l’Etat : – 40 %.

Des postes ont été publiés sur la BIEP pour donner corps à ce « pôle d’expertise événementielle ». D’où viennent ces ETP ? Des services communication des ministères qui devront perdre les leurs ?

Un questionnaire a été adressé par les préfectures de région à tous les services communication des DRAC, comportant des questions sur « les marges de rationalisation et d’amélioration de la productivité », et un tableau à compléter sur le nombre d’ETP.

En DRAC, les services communication sont limités aussi bien en budget qu’en ressources humaines et fonctionnent grâce au sens du service public de leur petit nombre d’agents. Les équipes chargées de la communication sont pourtant, dans ce contexte, les chevilles ouvrières des directeurs régionaux et des services en matière de relations presse, d’élaboration de documents internes et externes, d’organisation d’événements à plus ou moins grande échelle etc.

La mainmise des préfectures sur la fonction communication des directions régionales (DR) est déjà de taille dont la perte du logo du ministère n’est pas des moindres.

Le projet de regrouper les communicants des DR dans les services de communication des préfectures de région priverait les services déconcentrés du ministère de la culture d’une équipe qui, si réduite soit-elle, se situe au plus près des services, en capacité d’échanger avec eux pour traduire et valoriser dans un langage accessible à tous les activités et les priorités secteur par secteur d’une DRAC.

Le but est de regrouper les communicants au sein des préfectures comme jadis les Secrétariats Généraux au sein des Secrétariats Généraux Commun, et cela ne marche pas.

« Une seule structure pour assurer la promotion des politiques publiques » ? Elle sera désincarnée et elle tombera dans un écueil très prévisible : une coquille pleine de communicants qui sonne creux, car trop éloignée des sujets qu’elle cherche à promouvoir. Une entité bureaucratique sans âme.

  • La fin d’une réforme inefficace, bureaucratique, éloignée de la spécificité des services de l’Etat et de leurs missions.
  • Un renforcement des services communication du ministère pour informer sur les politiques publiques de la culture, valoriser le travail des services et des agents des DRAC.
  • La possibilité d’un développement de la communication des DRAC sur les réseaux sociaux.