La température monte à la DRAC Occitanie

27 janvier 2026 - par SNSD-CGT

Depuis les frimas de l’hiver, les agents des sites de Toulouse et de Montpellier travaillent sous des températures de 10° à 12 ° dans leurs bureaux, parfois moins. Aucune solution n’a été apportée depuis plusieurs années sur le site de Toulouse et depuis décembre 2025 sur le site de Montpellier à la suite de pannes et en définitive, de la rupture d’une des deux chaudières.

Les chauffages d’appoint, certains soufflants, ne peuvent être installés partout faute d’une capacité électrique suffisante et sont sous-dimensionnés par rapport aux volumes des pièces.

Un plan d’action inefficace

La direction de la DRAC a demandé aux agents de se regrouper dans les bureaux et dans les salles les
moins froides (zones de replis), a accordé le télétravail jusqu’à 5 jours, mais sous condition des nécessités de service et de l’appréciation des chef.fes de service.

Des agents frigorifiés, exaspérés, malades

Résultat des courses, de nombreux agents ont été obligés de rester et de travailler sur place dans le froid, et, à partir de là, des maladies ordinaires ou plus complexes se multiplient.

Les registres de sécurité ont été remplis, l’inspectrice hygiène et sécurité alertée et une formation spécialisée en santé, sécurité et conditions de travail s’est réunie pour faire le point.

Quelles solutions sont proposées

La chaudière défectueuse du site de Montpellier va être changée mi-février en sachant que la deuxième chaudière n’est pas en meilleur état que celle qui a lâché.

Sur le site de Toulouse, RIEN, car il faut 800 000 € de travaux que ni la préfecture, ni le ministère ne prévoient de dépenser. Le ministère renvoyant la balle sur la préfecture qui dit qu’elle n’a pas le sous.

Que faire ?

Le SNSD CGT Culture demande qu’en attendant les travaux :

-l’organisation du travail des services intègre au maximum le télétravail, ce qui n’est pas le cas à ce jour,

-que, sur le site de Toulouse, des crédits soient trouvés pour régler le problème du froid en hiver, de la chaleur excessive en été et de la dégradation générale du bâtiment avec des infiltrations d’eau via les toits et les menuiseries, le fait est, que des bassines d’eau se remplissent et que des éléments porteurs se dégradent (un plafond s’est déjà effondré dans un bureau heureusement la nuit),

-que la deuxième chaudière de Montpellier soit changée en même temps que la première,

-que les budgets travaux réintègrent le ministère de la culture et sortent du budget des préfectures car cela ne fonctionne pas, il y a une méconnaissance des problèmes et une inertie dans les prises de décisions,

-que les agents puissent travailler dans de bonnes conditions avec une chaleur a minima de 19° l’hiver,

-que le ministère prenne ses responsabilités vis-à-vis de ses agents et fasse pression sur la préfecture ou trouve des budgets propres,

-que l’entretien bâtimentaire s’enclenche sans délai dans une programmation pluriannuelle suivie avec les partenaires sociaux.