Le 8 mars, un dimanche : raison de plus pour nous mobiliser partout en France !

26 février 2026 - par CGT-Culture

Travail dominical et horaires atypiques : choisi ou subi, exigeons des garanties !

Les métiers de la Culture sont soumis à de fortes contraintes : travail du samedi et du dimanche, jours fériés, travail de nuit, horaires fractionnés, astreintes, heures mécénats… Ces horaires ont des conséquences sur la vie privée, pénalisent particulièrement les femmes en situation monoparentale et mettent parfois en danger la santé et la sécurité des agentes. C’est pourquoi nous réclamons des mesures fortes pour améliorer l’articulation vie professionnelle-vie privée, une politique de prévention des risques liés à ces contraintes et la mise à jour de la charte sociale pour les entreprises extérieures.

Salaires : le double échec politique de Rachida Dati

La majorité des personnels du ministère de la Culture sont des femmes(59 %), avec des métiers à prédominance féminine aux salaires les plus faibles : l’écart de salaire mensuel observé en 2024 est en moyenne de 314 euros.

Le bilan de Rachida Dati se solde par un double échec : le plan égalité professionnelle entre les femmes et les hommes qui met en place des mesurettes faute d’ambition politique et d’un budget dédié, et l’autre sur l’arrêt de la négociation décidé par l’administration pour la revalorisation des grilles de rémunération des contractuel·les, qui concernent des milliers de femmes (hors personnels enseignants).

Et n’oublions pas que les personnels les plus sollicités lors des horaires atypiques sont aussi les moins bien payés et que dans certains secteurs ce sont majoritairement des femmes.

Santé des femmes invisibilisée au travail

La médecine reste pensée par et pour les hommes, y compris au travail. Les pathologies spécifiques, pénibilité, affections spécifiques, cancers professionnels non reconnus :  autant de maux dont souffrent les femmes dans l’indifférence générale. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en 2024, les femmes directement employées par le ministère (T2) ont subi 2.200 jours de carence contre 1 121 pour les hommes. Alors que la CGT revendique la mise en place d’un congé de santé hormonale, Rachida Dati l’a écarté des négociations.

Nos corps ne sont pas une variable d’ajustement budgétaire !

La réouverture sans délai de la négociation d’un accord collectif sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et la reprise de la négociation sur les rémunérations des personnels contractuels

Salaires et de carrière

  • le rattrapage des écarts de rémunération
  • l’harmonisation par le haut des grilles de salaire pour tous les corps
  • l’application des mêmes niveaux de rémunération et de prime à travail égal
  • la forfaitisation du complément indemnitaire annuel
  • un plan de titularisation, notamment pour les temps partiels imposés sur missions pérennes
  • l’harmonisation des déroulements de carrière
  • mettre fin aux carrières empêchées des femmes notamment dans la filière administrative
  • la compensation sur salaire pour les congés parentaux et la « neutralisation » du congé maternité dans le déroulement de carrière
  • Assurer une rémunération digne au moment du départ à la retraite

Articulation vie privée / vie professionnelle

  • l’aménagement du temps de travail en fonction des contraintes familiales
  • l’encadrement du travail atypique et la prise en charges des frais liés aux horaires atypiques (ex : taxi, garde d’enfants)
  • le maintien du nombre actuel d’autorisations d’absence pour enfant malade de moins de 17 ans et sans limite d’âge en cas de handicap ou situation lourde
  • l’augmentation des autorisation d’absence pour l’articulation des temps de vie et de parentalité (IVG, PMA, adoption, proche aidant·e…)
  • l’accompagnement au retour de congés longs
  • le respect du droit à la compensation d’une heure en cas d’allaitement et l’installation d’espaces dédiés sur tous les sites du ministère

Santé

  • l’instauration d’un congé de santé hormonale afin de faire cesser l’injustice salariale du jour de carence et la baisse de l’indemnité du congé maladie
  • une mise en œuvre de solutions adaptées telles que lieux de repos et une mise à disposition de protections périodiques gratuites, biologiques et de qualité
  • une évaluation et une prévention différenciées des risques en fonction du genre par les FSSSCT à intégrer dans les DUERP

Prévention et lutte contre les VHSS

  • rendre les dispositifs de recensements, d’enquêtes et de suivi de lutte contre les VHSS réellement efficaces pour en finir avec la loi du silence
  • la protection des victimes de violences sexiste sou sexuelles, y compris intra familiales, contre les sanctions disciplinaires ou le licenciement en cas d’absences répétées ou d’horaires non respectés
  • des sanctions à l’encontre des agresseurs et l’éradication de l’impunité dont certains bénéficient au ministère

Pour combattre les inégalités salariales, sociales et de santé :
en grève et en manifestation le 8 mars 2026 !
à Paris RDV à 14h place Stalingrad (19e)

Carte des mobilisations : https://www.grevefeministe.fr/mobilisations/

Dans le cadre de cette mobilisation, la CGT-Culture a déposé un préavis de grève pour la journée du 8 mars 2026