Premier jour du préavis de grève, ce lundi 7 septembre, pas de réponse du ministère concernant une négociation préalable. Le Directeur Général délé-gué de l’Inrap, qui n’en était pas directement destinataire, a néanmoins réagi le vendredi 4 septembre à 19h pour proposer un échange le vendredi 11 septembre à 16h30, soit 11 jours après le dépôt du préavis de grève. C’est dire la bonne santé du dialogue social au ministère et à l’Inrap.
Pourtant, les questions d’emploi à l’Inrap, soulevées par le préavis de grève, sont cruciales !
La GPEEC (Gestion prévisionnelle des Emplois, des Effectifs et des Compé-tences) a malgré tout été dynamitée en février. A la suite du départ de la précé-dente DRH, le programme de travail coopératif avec les organisations syndicales a été balayé et supplanté par un cabinet de conseil privé, grassement payé, pour proposer une modélisation bourrée de novlangue, déconnectée de la réalité de nos métiers et de nos besoins.
Après un Groupe de travail désastreux en juillet, un nouveau GT s’est tenu le lundi 7 septembre en l’absence du DG !
Toutes les organisations syndicales sont farouchement opposées à la méthode mise en place.
La réalité est que, sans cartographie des emplois et reconnaissance du travail réel, sans concertation, ni participation des agents et de leurs représentant.es, et sans DRH, on installe l’application d’un modèle li-béral totalement inadapté à l’établissement. La direction cherche à faire rentrer des carrés dans les ronds en s’épargnant le travail de collecte et d’analyse des données sur l’emploi et les effectifs !
Tambour battant, le DG entend finir de fabriquer l’outil Gpeec (en l’état, un couteau sans lame à deux manches) en octobre 2026, alors que le nouveau DRH sera à peine arrivé et que les représentant.es du personnel seront tenus à l’écart du dialogue social par la trêve électorale à partir du 9 octobre.
Hors de question de perdre notre âme dans une Gpeec artificielle et totalement déshumanisée !
Nous réclamons un moratoire des travaux sur la Gpeec jusqu’en 2027, sans conséquences sur le recrute-ment externe et interne qui doit avoir lieu la même année ! Nous exigeons une cartographie de l’emploi à l’échelon local puis national. Nous réclamons une méthode de travail à la hauteur des enjeux pour carac-tériser finement les besoins à moyens termes et de ne pas priver les agents de possibilité d’évolutions de carrières, de mobilité, et d’amélioration des rémunérations.
NOUS RECLAMONS UN PLAN DE RECRUTEMENTS PLURIANNUEL TOUTES ET TOUS MOBILISÉ.ES POUR NOS CARRIÈRES, NOS SALAIRES ET NOS MISSIONS !
PERSONNE NE LES DÉFENDRA MIEUX QUE NOUS !
LA GPEEC en clair : Construction d’un outil permettant de rationaliser les futurs recrutements en partant de l’analyse des emplois actuels (carto-graphie), confrontée aux prévisions en matière de départs afin de déterminer les emplois en tension, en cours de transformation et répondre précisément aux besoins des deux filières.
Le 8 septembre 2026, l’intersyndicale CGT/FSU/SUD/CNT
