Les vœux du Directeur de l’ENSBA : pour les personnels et étudiants, la galette ne passe pas !

27 janvier 2026 - par Intersyndicale - LÉNA-CGT

Lors de sa présentation des vœux à l’ensemble des communautés de l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris, son directeur a fait un certain nombre d’annonces qui ont cueilli à froid les participants, personnels comme étudiants.

  • Ouverture du site entier au public : Alors que la France est réglementairement toujours en niveau Vigipirate « Urgence attentat », que le site de Saint-Germain connaît de graves désordres bâtimentaires que les frontières entre les espaces publics (d’exposition par exemple) et les espaces professionnels sont particulièrement poreuses et posent de réelles difficultés de sécurisation, le directeur a décidé que désormais le site serait ouvert à tous, consigne ayant été donnée aux agents de sécurité de simplement vérifier les sacs.
  • Réduction des expositions de travaux d’étudiants et suppression des ateliers ouverts :
    Alors que nous sommes une école nationale supérieure d’art, le directeur a annoncé la suppression de temps forts de la vie de l’école qui permettent chaque année à plusieurs milliers de personnes de découvrir les travaux des étudiants in situ : l’exposition des Félicités, Crush et des Ateliers ouverts. A cela s’ajoute la suppression de plusieurs séminaires (les diagonales).
  • Organisation d’expositions permanentes des collections patrimoniales :
    Le directeur a décidé de faire de la salle Foch un espace d’exposition permanente pour les collections patrimoniales. Bien qu’attendu, ce projet va devoir se déployer dans un contexte où les équipes des services des collections et des expositions sont sous dimensionnées et déjà surchargées, fortement mobilisées par les déménagements.
  • Des mètres carrés supplémentaires sur le site de Saint-Ouen :
    Le directeur annonce avoir obtenu 1500 m2 supplémentaires pour le site Saint-Ouen mais n’a rien dit du budget nécessaire pour aménager ces nouveaux espaces. Nous rappelons en outre que nous sommes en période d’élections municipales pouvant remettre en cause des engagements.

Ces annonces sont faites dans un contexte bâtimentaire catastrophique, où étudiants et personnels sont toujours dans l’incertitude sur les travaux des années à venir et leur financement.

Ces décisions qui ont des répercussions sur les activités de l’école ont été prises sans concertation avec les services concernés et en dehors de tout dialogue social ou avec les représentants étudiants. Elles sont le fruit d’une direction extrêmement verticale qui place agents et étudiants devant le fait accompli et alimente l’inquiétude et le mécontentement.

  • Quelles activités sont menacées pour mettre en place ces nouveaux projets ? Quels agents ou enseignants devront en payer le prix ?
  • Quelles activités seront déplacées à Saint-Ouen ?
  • Existe-t-il un prévisionnel des moyens nécessaires pour mettre en place tous ces projets ? Existe-t-il un calendrier ?

Paris, le 27 janvier 2026

Les représentants des personnels CGT et FSU des Beaux-Arts de Paris