Appel du 14ème congrès de la CGT-Culture
Une vingtaine de bateaux de la Global Summud Flotilla ont été illégalement interceptés lundi 18 mai en début de matinée, après avoir subi un harcèlement constant depuis leur départ par l’armée israélienne (Forces de défense israélienne), et tandis qu’ils venaient de rentrer dans les eaux internationales à plus de 460 km des côtes de Gaza.
Ce sont des militantes et militants syndicaux, politiques, associatifs, des membres de la société civile partis pour briser le blocus de Gaza et apporter de l’aide humanitaire. En attaquant à nouveau les flottilles, Israël démontre une fois de plus son mépris du droit international et son impunité totale.
La bande de Gaza subit un blocus illégal depuis bientôt 20 ans, le peuple palestinien vit un génocide depuis de nombreux mois, les travailleurs et travailleuses sur place, font face à des conditions de travail dramatiques et subissent depuis 78 ans la colonisation et l’apartheid.
Ils sont exposés constamment à de nombreux risques : arrestations arbitraires, munitions non explosées, tirs de l’armée israélienne sur les infrastructures publiques comme les hôpitaux et les écoles ou ce qu’il en reste, journalistes volontairement visé·es, manque de matériel….
Les travailleuses et travailleurs de la culture sont également en première ligne de cette politique d’effacement culturel et de ce génocide. l’Unesco témoigne de ce culturicide : sous prétexte “d’antiterrorisme” le gouvernement israélien cible volontairement des centaines de sites patrimoniaux, historiques, archéologiques, les universités, les écoles et les bibliothèques.
Face à l’inaction de nos États, et alors que le gouvernement israélien bafoue le droit international en toute impunité, la solidarité internationale est un recours impératif pour soutenir le peuple palestinien.
Nous, membres du 14ème congrès de la CGT-Culture, tenons à apporter toute notre solidarité avec les membres de la GSF qui ont été violemment interceptés et illégalement kidnappés par l’armée israélienne.
Nous exigeons la libération des personnes arrêtées et la poursuite de la navigation des Flottilles.
La solidarité n’est pas un crime, il faut briser le blocus ! Les syndicalistes se tiendront toujours en défense et en soutien des peuples opprimés !
Quiberon, le 18 mai 2026
