Maintenant sur vos fiches de paie

16 décembre 2025 - par SNEA-CGT

Pour les enseignants contractuels des ENSA-P, la CGT obtient des réparations salariales et des évolutions régulières à l’ancienneté

À l’issue d’un cycle de négociations engagé en décembre 2024, la CGT-Culture signe le 14 mars 2025 un accord ministériel relatif à la rémunération des enseignants et personnels pédagogiques contractuels du Ministère.

Une victoire de la CGT pour sortir les enseignants contractuels des Écoles nationales supérieures d’architecture et de paysage (ENSA-P) de rémunérations indignes. La CGT obtient une reconnaissance des missions des enseignants contractuels et la réparation des préjudices à travers la création d’un cadre qui offrira des augmentations régulières de rémunération.

Non contents d’une première revalorisation à l’indice 410 arrachée grâce à la mobilisation de tout le secteur de l’enseignement supérieur de l’architecture en 2022, la CGT se félicite d’avoir arraché un accord historique pour les personnels en situation de misère salariale en 2025.

Dans les écoles d’architecture, ce sont près de 750 enseignants contractuels et 450 maîtres de conférences associés qui bénéficient – enfin – d’un cadre salarial assurant une progression automatique de leur rémunération à l’ancienneté. Huit mois après la signature de l’accord, grâce à l’implication des agents des services du personnel dans les ENSA-P, les enseignants sont tous reclassés sur une nouvelle grille indiciaire.

La mise en paie est désormais acquise pour la quasi-totalité des 750 enseignants contractuels, avec effet rétroactif au 1er janvier 2025. Près de 300 bénéficieront d’un avancement d’échelon en 2025.

Pour les 450 MCFA, dont un tiers bénéficiera d’un avancement d’échelon en 2025, la mise en paie sera rétroactive au 1er mars 2025.

Pour les 750 enseignants contractuels…

  • Un indice d’entrée à 430 et une fin de carrière à l’indice 724, contre une rémunération à l’indice fixe 415 jusqu’à présent ;
  • Un reclassement sur la nouvelle grille tenant compte de l’ancienneté, sans être pénalisés par le temps partiel imposé par les écoles ;
  • La conservation de l’ancienneté acquise même en cas d’interruption de contrat au-delà de quatre mois et ce, malgré la règle habituellement pratiquée d’annulation de l’ancienneté, règle impactant particulièrement la carrière des femmes !
  • La portabilité de l’ancienneté entre écoles d’architecture et la conservation de l’indice le plus élevé pour les « enseignants multi-écoles ».

Pour les 450 maitres de conférence associés…

  • Une rémunération définie en référence à la grille indiciaire des professeurs et maîtres de conférences titulaires des ENSA-P ;
  • La fin des années d’enseignement sans augmentation salariale et l’augmentation automatique de l’indice de référence tous les trois ans, avec portabilité entre écoles.

Si cet accord historique va permettre de régler une multitude de situations d’injustices salariales qui persistaient depuis des décennies, d’autres avancées sont indispensables pour une reconnaissance complète des enseignants contractuels au sein des équipes pédagogiques :

  • Le financement pérenne du nouveau cadre salarial par le ministère de la Culture ;
  • L’ouverture régulière de postes de titulaires ;
  • L’arrêt du recours aux intervenants extérieurs pour les matières enseignées à titre principal dans les écoles, et leur remplacement par des enseignants contractuels ;
  • Un cadre homogène de recrutement et de gestion pour les 21 ENSA-P.

Le 16 décembre 2025