Non au fascisme, Non à la guerre, Pour l’égalité !

12 mars 2026 - par CGT-Culture

Appel de la CGT-Culture à manifester le 14 mars 2026

Les organisations du collectif Né-es ici ou venu-es d’ailleurs dont la CGT est membre, appellent à une large mobilisation de la société le 14 mars partout en France. Voir la carte des mobilisations

Violente, réactionnaire et antidémocratique, l’extrême-droite française tient un discours social et culturel qui vise à tromper les citoyennes et citoyens. Dans un contexte de crise politique et institutionnelle menaçant les fondements démocratiques déjà fragilisés de notre pays, l’extrême droite normalise son image au point d’inverser les valeurs et tente de renverser l’arc républicain à son profit.

Dans la confusion qui étouffe le débat public à la veille des élections municipales, le pouvoir macroniste en place et la droite jouent avec le feu et portent une responsabilité politique grave et inacceptable :

  • La ministre déléguée chargée de l’égalité femmes-hommes et des discriminations Aurore Bergé qui, en février, reprend une expression de l’ancien leader de l’Action française Charles Maurras en accusant LFI d’être un parti « anti-France » et ose même appeler l’actuel président du RN à « constituer un cordon sanitaire pour isoler La France Insoumise »
  • La candidate de droite à la mairie de Marseille, Martine Vassal qui, en février lors d’un débat télévisé, reprend le slogan du régime de Vichy dirigé par Pétain « le travail, la famille, la patrie » dans sa campagne électorale
  • La minute de silence des député·es à l’Assemblée nationale le 17 février en hommage à la mort du militant néofasciste lyonnais, ancien de l’Action française, qui a participé au rassemblement néonazi à Paris en mai 2025
  • Le président de LR Bruno Retailleau en 2025 qui appelle, lors d’une législative partielle en Tarn-et-Garonne, à faire barrage contre la candidate PS en votant pour un UDR soutenu par le RN
  • Les eurodéputés de la droite en 2025 qui soutiennent une motion de censure déposée par le RN contre Ursula von der Leyen lors des débats sur le Mercosur
  • La sénatrice LR des Bouches-du-Rhône Valérie Boyer qui cite en 2025 l’écrivain antisémite Maurice Barrès et Charles Maurras lors des questions au gouvernement
  • Gérald Darmanin en 2022 et 2023 en tant que ministre de l’Intérieur, qui cite Bainville et Maurras de l’Action française sur l’immigration
  • Emmanuel Macron qui rend hommage en 2020 à Philippe Pétain parmi 8 maréchaux de la 1ère guerre mondiale, le qualifiant de « grand soldat »

Alors que l’extrême droite est responsable en France de nombreuses violences ces dernières décennies y compris des dizaines de meurtres (depuis 1986, 59 morts sont attribués à l’ultradroite), ce sont les organisations progressistes et antifascistes qui sont aujourd’hui stigmatisées. Le Rassemblement national a été fondé par des anciens Waffen-SS et de l’OAS, construisant leur idéologie sur le racisme, l’antisémitisme, la xénophobie, le national-populisme et la violence.

Adossée aux puissances de l’argent des empires Bolloré et Sterin, l’extrême droite conduit sa bataille d’influence idéologique en diffusant une histoire de France réécrite, nationaliste et réactionnaire. Elle cherche ainsi à détourner la colère sociale des revendications légitimes de justice sociale, de démocratie et de paix des travailleur·euses, et fait diversion sur les véritables responsables des inégalités pour l’orienter contre les plus précaires.

  • La CGT-Culture refuse que la violence et les surenchères politiciennes nauséabondes servent d’écran de fumée et rappelle que l’extrême droite a toujours été l’ennemie du monde du travail et de la démocratie.
  • La CGT-Culture appelle les candidat·es aux élections municipales à s’engager clairement à ne faire aucune alliance avec l’extrême droite, ni avant ni après les élections.
  • La CGT-Culture rappelle le rôle fondamental de la culture dans la cohésion de la société, l’émancipation sociale et le respect des droits et libertés fondamentales. Elle est un vecteur de solidarité et de partage s’ouvrant au dialogue des différences et renforçant les liens entre les individus.
  • La CGT-Culture appelle à la construction d’une véritable démocratie politique, sociale et culturelle, qui doit offrir à chacun·e le droit de se développer dans son individualité et dans l’hospitalité qu’il offre à autrui.

Pour la Paix et la démocratie : arrêt immédiat des bombardements sur l’Iran et le Liban !

Ce virage autoritaire et néofasciste ne peut pas être dissociée de la fuite en avant guerrière des États-Unis et de l’État d’Israël. Galvanisé par le silence et la complicité des principales puissances face au génocide en Palestine, Trump déclenche une offensive sans précédent contre l’Iran et le Liban. Au-delà des populations du Moyen-Orient, c’est la paix dans le monde qui est immédiatement menacée.

  • La CGT-Culture condamne ces attaques qui continuent d’illustrer l’affirmation de la loi du plus fort comme seule norme des relations internationales, dans la pure tradition de l’extrême droite, et affirme qu’il ne peut y avoir de démocratie sous les bombes.
  • La CGT-Culture condamne la décision de Macron de s’aligner sur cette politique impérialiste et belliciste et l’orientation budgétaire vers un effort de guerre, toujours au détriment des services publics et de la population.
  • La CGT-Culture appelle à la paix et à la diplomatie et réaffirme sa solidarité à tous les peuples subissant des guerres et victimes de régimes autocrates et militaro-religieux. Elle rappelle que les populations sont souveraines et qu’elles seules doivent déterminer l’avenir de leurs pays.

Paris, le 12 mars 2026