Pour plus de services publics, de salaires, tous en grève le 29 septembre !

24 septembre 2026 - par SGPA-CGT

Le mardi 29 septembre, les agents de la Fonction publique seront en grève et en manifestation à l’appel de tous les syndicats, pour leurs salaires, leurs conditions de travail et les moyens des services publics : pompiers, soignant·es, enseignant·es et celles et ceux qui assurent des missions de services public.

Inflation et perte de pouvoir d’achat, précarité, manque d’effectifs, restrictions budgétaires, dégradation des conditions de travail : les raisons de se mobiliser concernent directement les personnels de l’Inrap et des SRA.

Le patrimoine n’est manifestement pas une priorité des politiques publiques actuelles. Les restrictions bud-gétaires qui frappent déjà le ministère de la Culture en témoignent. Cet été, le SGPA-CGT alertait déjà sur l’annulation de 38 millions d’euros de crédits au ministère de la Culture et sur les conséquences des poli-tiques de réduction des dépenses sur les emplois et les missions.

Et le budget Lecornu pour 2027 ne laisse rien présager de bon : 54 milliards d’euros d’économies sont annoncés et, comme trop souvent, il y a fort à craindre que le budget de la Culture fasse partie des premiers fusillés !

Pour l’archéologie, les conséquences sont déjà là : moins d’emplois pérennes, des services en sous-effec-tifs, des moyens contraints et le risque d’adapter progressivement nos missions aux moyens disponibles plutôt que de donner au service public les moyens de les assurer.

DES SALAIRES À LA HAUTEUR DE NOTRE TRAVAIL !

Depuis des années, les prix augmentent plus vite que nos rémunérations. Se loger, se nourrir, se chauffer, se déplacer coûte toujours plus cher : notre salaire réel et notre pouvoir d’achat diminuent.

Nos rémunérations devraient nous permettre de vivre correctement de notre travail et reconnaître nos com-pétences et notre expérience.

À l’Inrap, les quelque 300 € mensuels d’augmentation obtenus entre 2022 et 2024 ont été engloutis par l’in-flation. Les obtenir avait été un combat ! Mais n’oublions pas que les rémunérations Inrap restent inférieures de 500 à 800 € brut mensuels à celles des agents des corps de recherche du ministère.

Dans les SRA, les sous-effectifs et le manque de moyens fragilisent déjà l’exercice des missions. Moins de moyens ne doit pas conduire à moins de prescriptions, moins de diagnostics, moins de fouilles, moins de recherche et, finalement, moins de protection du patrimoine.

DES MOYENS À LA HAUTEUR DE NOS MISSIONS !

Le patrimoine et l’archéologie ne peuvent pas être les variables d’ajustement des restrictions budgétaires. À l’Inrap, 70 000 jours-hommes de diagnostic tendent à devenir un plafond, alors que les besoins sont supérieurs. Les moyens consacrés à la recherche ont été ramenés à 20 000 JH, soit 5 000 de moins qu’en 2023 et 2024.

Dans les SRA, les sous-effectifs et le manque de moyens fragilisent déjà l’exercice des missions. Moins de moyens ne doit pas conduire à moins de prescriptions, moins de recherche, moins de protection du patri-moine et, finalement, moins de service public.

Ce sont les moyens qui doivent être adaptés aux missions, et non les missions aux moyens !

DES EMPLOIS À LA HAUTEUR DES BESOINS !

À l’Inrap, l’emploi pérenne recule et les départs vont s’accélérer dans les prochaines années. Dans le même temps, des centaines de collègues CDD assurent durablement nos missions en enchaînant contrats et périodes de carence.

Nous exigeons un plan pluriannuel de recrutements, l’embauche urgente de nos collègues CDD et un véri-table plan de déprécarisation. Pour l’instant, les annonces ne sont pas encore des engagements concrets et chiffrés.

Dans les SRA, les départs fragilisent des services déjà en sous-effectifs. Nous revendiquons des concours réguliers, le remplacement a minima de tous les départs en retraite et des effectifs correspondant aux besoins réels des services.

La mobilisation paie : exemple le 9 septembre la mobilisation a fait bouger le slignes.

Le 9 septembre, une centaine d’agents de l’Inrap venus de toute la France se sont mobilisés au siège pour exiger des recrutements externes urgents, la sortie de la précarité de nos collègues CDD et des effectifs à la hauteur des besoins.

Cette mobilisation a permis de porter nos revendications jusqu’au ministère et d’obtenir de premières annonces : un plan pluriannuel de recrutements externes et internes annoncé pour janvier 2027, la volonté affichée de remplacer au moins les départs, ainsi que l’organisation de réunions consacrées à l’emploi dans tous les CSA territoriaux.

Mais aucun chiffre n’a pour l’instant été annoncé. Nous continuons donc d’exiger l’embauche urgente de nos collègues CDD, avec une priorité à l’ancienneté cumulée, et un véritable plan de recrutement et de déprécarisation à la hauteur des besoins.

Ces premières annonces doivent maintenant devenir des engagements concrets, chiffrés et à la hauteur des besoins.

Le 24 septembre 2026

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