Retraites

28 juillet 2026 - par CGT-Culture

La CGT-Culture a créé dès 1982 une section nationale des retraité·es – aujourd’hui intégrée dans le SGAC -, laissant le choix de rejoindre cette section ou de demeurer dans le syndicat professionnel d’origine. La création de cette section au sein du SGAC, avec son Assemblée Générale annuelle des adhérentes et adhérents se veut l’expression d’une coordination et d’une mutualisation de l’action en lien avec les structures fédérales (Union Fédérale des Retraité·es UFR) et l’union confédérale (UCR) affiliées statutairement à l’UFSE ou pour certaines à la FERC-CGT. C’est sur cet effort qu’il faut nous concentrer pour conserver nos adhérentes et adhérents en retraite et assurer la continuité de l’activité syndicale en les tenant informé·es, en les associant aux initiatives de l’UFR et de l’UCR-CGT, en se mobilisant sur leurs propres revendications.

Il est aussi dans l’intérêt direct de toutes et tous les retraités de participer aux actions et mobilisations des syndicats de l’Union CGT-Culture ou des UD et UL avec les salarié·es « actives et actifs » : le progrès social des uns assure le progrès social des autres.

C’est ainsi que nous saurons construire une CGT pour tous les âges de la vie qui assurera le rassemblement des actives et actifs, des privé·es d’emplois et des retraité·es. 

La CGT que nous souhaitons c’est celle où les retraité·es revendiquent avec les actives et actifs au sein de la CGT-Culture mais aussi dans les structures interprofessionnelles auprès des Unions Locales et des Unions Départementales de la CGT.

Les retraité·es se battent aussi pour la préservation de ce temps de retraite acquis de hautes luttes contre le capital, en tant que temps hors travail, libéré de la contrainte de l’exploitation.

La CGT doit, par la mobilisation unie des salarié·es « actives et actifs » comme des retraité·es, lutter pour préserver les acquis sociaux fondamentaux comme celui de la Sécurité Sociale pour conquérir de nouveaux droits au service du progrès social.

Depuis 2020, l’ensemble du processus a été informatisé, incluant les estimations de pension et les demandes de retraite. Dans ce contexte, un accompagnement de proximité ainsi qu’une information renforcée des futur·es retraité·es apparaissent nécessaires afin de sécuriser et faciliter leurs démarches.

Les revendications de la CGT-Culture :

La plupart des revendications de la section des retraité·es sont intergénérationnelles : 

  • Pouvoir d’achat, pour le montant de la retraite à 85 % du dernier salaire pour une carrière complète, indexé sur les salaires et jamais inférieur au SMIC. Pour une revalorisation annuelle automatique au 1er janvier
  • Toutes les inégalités entre les femmes et les hommes sur le marché du travail se retrouvent amplifiées en arrivant à la retraite. L’allongement du nombre d’années dans le calcul du montant de référence des retraites entraîne particulièrement pour les femmes qui ont des carrières incomplètes ou interrompues, des départs à la retraite avec une pension au-dessous du seuil de pauvreté ; c’est pourquoi nous exigeons qu’aucune retraite ne soit en dessous du SMIC
  • Droit à une protection sociale de qualité, sans pénalisations financières dues à l’âge ; suppression de la Contribution de Solidarité pour l’Autonomie (Casa) destinée au financement de la caisse nationale de solidarité), la prise en charge de la perte d’autonomie
  • Rétablissement, amélioration et pérennisation des services publics en général et de proximité en particulier (hôpitaux, maisons de santé, transports, postes, etc.)
  • Lutte pour l’emploi statutaire, l’ouverture des postes par concours, la dé-précarisation du travail (contrats, stagiaires, autoentrepreneuses et autoentrepreneurs, etc.), la revalorisation des grilles de salaire des titulaires comme des personnels contractuels, consolidant les cotisations sociales qui assurent les droits aux retraites
  • Droit au logement, adapté quand c’est nécessaire, avec maintien à domicile ou résidence à des prix abordables
  • Droit aux transports locaux gratuits, accessibles, avec un maillage serré et des horaires adaptés
  • Droit aux aides aux vacances, aux loisirs et à la culture, aux activités sportives ainsi qu’aux tarifs préférentiels et à l’accès aux restaurants collectifs des établissements et services du ministère de la Culture

La CGT-Culture porte les revendications confédérales en matière de retraite :

  • Abrogation de la loi Balladur-Veil de 1993, de la loi Fillon de 2003, de la loi Sarkozy de 2010, de la loi Hollande de 2013, de la loi Macron de 2023
  • Départ en retraite à 60 ans pour toutes et tous (hors départs anticipés pour les métiers pénibles) avec 37,5 annuités de durée de cotisation
  • Revenir au calcul sur les 10 meilleures années pour les agentes et agents relevant du Régime Général de la Sécurité Sociale (publics ou privés)
  • Conserver le calcul du montant des retraites à partir de l’indice (IM) détenu sur les 6 derniers mois pour les agentes et agents titulaires étant donnée la trajectoire de leur rémunération
  • Intégration des régimes indemnitaires dans les bases de calcul d’ouverture des droits à pension civile pour les agentes et agents titulaires
  • Prise en compte des années d’études dans le calcul du nombre de trimestres validés
  • Concernant la pénibilité ; prise en compte des situations réelles de travail et reconnaissance de toutes les formes de pénibilité par grands corps de métiers
  • Taux de remplacement minimum de 75 %
  • Dans tous les cas, pas de pension inférieure au SMIC CGT de 2000 € brut mensuel valeur 2025 (officiellement le SMIC 2025 est à 1801,81€ brut, 1426 € net) quel que soit le régime de retraite
  • Égalité entre les femmes et les hommes et rattrapage des montants des retraites en faveur des femmes

La CGT-Culture propose à la confédération CGT de revendiquer un taux de remplacement de 85% du montant du dernier salaire.