Lettre ouverte à Catherine Pégard, ministre de la Culture
Madame la ministre,
Par principe, toutes les heures travaillées doivent être payées et doivent l’être dans un délai raisonnable. Au ministère de la Culture, ce n’est vraisemblablement plus le cas.
Un nombre inquiétant d’agents exerçant leurs fonctions dans les Services à Compétences nationales et les établissements publics subissent depuis plusieurs mois des retards, des absences ou des irrégularités de paiement de leurs heures travaillées sur services faits, les dimanches et jours fériés, ou encore de leurs heures supplémentaires.
Sans prétendre à l’exhaustivité, de nombreux cas sont d’ores et déjà identifiés par notre organisation syndicale aux Archives nationales, au Château de Fontainebleau, à l’école nationale supérieure des Beaux-Arts, dans les musées nationaux du XXème siècle ainsi qu’au musée national de la préhistoire. Il doit y en avoir d’autres qui ne sont pas encore remontés jusqu’à nous. Le 13 mars 2026, au château de Fontainebleau, une vingtaine d’agents en colère à cause des défauts de paiement de leurs rémunérations accessoires, accompagnés de leurs élus, ont fait irruption dans la salle des colonnes à l’ouverture du Conseil d’administration pour réclamer leur dû.
Cette situation totalement inacceptable place les agents dans une insécurité financière. La grande majorité des agents concernés relèvent de catégories d’emplois les moins rétribuées du ministère et voient leurs conditions de vie, socialement et financièrement, naturellement fragilisées.
Madame la ministre, nous sollicitons votre intervention immédiate pour faire procéder au versement des sommes dues à tous les personnels concernés et mettre en œuvre des mesures pérennes afin d’éviter que cela ne se reproduise. Plus aucun agent ne doit faire les frais de dysfonctionnements aussi graves.
Dans l’attente du règlement urgent de cette affaire, nous nous tenons à votre disposition pour toutes informations complémentaires.
Nous vous prions, Madame la ministre, d’agréer l’expression de nos salutations syndicales vigilantes.
Paris, le 19 mars 2026
