Si les revendications des personnels du Louvre sont « légitimes », qu’est-ce que vous ne comprenez pas dans l’application du principe « A travail égal, salaire égal », Mme Dati ?

25 janvier 2026 - par SNMD-CGT

Nous le savons, l’observatoire des rémunérations 2023 (document ministériel) fait ressortir des écarts substantiels en matière indemnitaire entre les personnels du musée du Louvre et ceux relevant du ministère de la culture (titre budgétaire n°2).

Toutefois, force est de constater que, depuis le 8 décembre 2025 (date du dépôt du préavis de grève intersyndical toujours pendant), le ministère de la culture n’a donné mandat au musée du Louvre d’ouvrir les négociations en matière d’IFSE (indemnité de fonctions, de sujétions et d’expertise) que le jeudi 22 janvier 2026 ! Et, il faut le souligner, les résultats des premiers échanges sont affligeants !

En effet, l’administration propose le versement des montants d’IFSE suivants exclusivement pour les catégories C de la filière ASM :

  • 2026 : + 350€ annuels ;
  • 2027 : + 100€ annuels ;
  • 2028 : + 100€ annuels.

Outre un calendrier par trop étendu, non seulement les autres filières ne sont, à l’heure actuelle, pas concernées mais les TSC et les ISCP dans la filière ASM sont également exclus des résorptions d’écart !

Faire cette proposition, c’est penser naïvement avec mesquinerie que les agents ASM de la catégorie C ne sont pas capables de faire preuve de solidarité à l’égard de leurs collègues issus des autres filières professionnelles. Cette approche est tout simplement inadmissible ! Car les écarts patents de rémunération qui existent entre les personnels du musée du Louvre et ceux relevant du ministère concernent toutes les catégories de personnel !

Pour ne donner que quelques exemples parmi les plus scélérats, selon la CGT, un ingénieur d’études affecté au musée du Louvre se voit, à fonctions équivalentes, verser 220 euros par mois en moins au titre de l’IFSE qu’un agent du ministère de la culture !!!
Idem pour les chargés d’études documentaires, c’est 185 euros mensuels en moins !
Idem pour les chefs de travaux d’art, c’est 195 euros mensuels en moins !
Idem pour les conservateurs du patrimoine, c’est 185 euros mensuels en moins !

La CGT réclame que cette injustice sociale soit réparée sans tarder en appliquant tout simplement le principe « A travail égal, salaire égal » !

Elle exige également que pour l’avenir un suivi régulier au fil de l’eau des différences indemnitaires soit enfin mis en place afin d’éviter que les personnels du Louvre soient perpétuellement lésés.

La résorption de ces écarts de rémunération devrait de surcroît permettre de rendre le musée du Louvre plus attractif en permettant à de nouveaux talents de rejoindre ses équipes.

La CGT appelle à poursuivre massivement la grève demain, lundi 26 janvier 2026.
La lutte pour des emplois, pour des meilleures conditions de travail et des rémunérations égales continue !

Paris le 25 janvier 2026,

Section CGT du musée du Louvre