Soutien aux collègues et camarades italiens du secteur culturel pour leur journée de mobilisation du 12 juin 2026

8 juin 2026 - par SGAC-CGT

Les travailleuses et travailleurs des secteurs culturels italiens se mobilisent le vendredi 12 juin 2026 pour une journée de grève. Ils revendiquent des moyens et des emplois, l’amélioration de leurs conditions de travail et de meilleurs salaires, en réponse à la précarité et aux coupes budgétaires continues dont ils souffrent.

L’exploitation des travailleuses et des travailleurs, par la baisse des salaires et l’accroissement de la précarité, touche aussi le service public culturel. En Italie comme en France, les gouvernements, malgré leurs grandes déclarations, s’attaquent frontalement à la culture en réduisant les moyens et en supprimant les postes.
Les services publics, et notamment le service public culturel, contribuent à la justice sociale et au développement humain.

Nous refusons que le service public culturel soit envisagé comme une « dépense » !

En Europe, nous vivons une paupérisation croissante et un creusement chronique des inégalités qui ont un impact direct sur une crise sociale et culturelle majeures.
Les forces réactionnaires et l’extrême droite se saisissent du désarroi des populations et du malaise de sociétés à bout de souffle pour mener frontalement la bataille culturelle sur un axe identitaire.

La montée de l’extrême droite dans nos pays, comme dans le monde est devenue un fait incontestable. Dans une société qui se replie sur elle-même, minée par les divisions et la tentation de l’autoritarisme, l’avenir des politiques publiques en matière de culture est désormais en jeu.

Tant en Italie comme en France, il est temps de réaffirmer avec force le rôle primordial des politiques culturelles dans la construction d’un modèle de développement social et culturel, participatif, solidaire et durable tourné vers un avenir libre et pacifique.
Pour le SGAC-CGT et la FP CGIL (Funzione Pubblica Confederazione Generale Italiana del Lavoro), la culture et le service public culturel sont aux fondements de la démocratie dans nos sociétés, en Europe et dans le monde.

Notre lutte contre les modèles de marchandisation de la culture et contre le consumérisme culturel doit dépasser les frontières de nos pays et acquérir une dimension de lutte et de solidarité internationale.

La culture doit être avant tout la rencontre avec l’autre !

Le SGAC-CGT apporte son soutien plein et entier aux collègues et aux camarades du secteur culturel et du service public culturel italien dans son ensemble.

Nous adressons un salut fraternel et solidaire à toutes celles et ceux qui participeront à cette journée de mobilisation et leur souhaitons un franc succès.

Paris, le 8 juin 2026.

SGAC-CGT
Syndicat général des affaires culturelles

Traduction du communiqué du FP CGIL :

12 JUIN : GRÈVE DES TRAVAILLEUSES ET DES TRAVAILLEURS DU SECTEUR DE LA CULTURE

La culture génère une valeur économique et sociale pour le pays, mais les conditions de travail des personnes actives dans ce secteur restent marquées par la précarité, des salaires insuffisants, des contrats inadéquats, un manque de personnel et l’absence de protections adéquates.

Les coupes dans le financement public de la culture aggravent une situation déjà intenable, avec des conséquences directes sur l’emploi dans l’ensemble de la filière et mettant en péril les festivals, les manifestations et les institutions culturelles sur l’ensemble du territoire national.

Nous jugeons inacceptable le choix de financer la guerre en soustrayant des ressources à la culture : car la course à l’armement n’est pas une réponse neutre à la complexité du monde, mais un choix qui alimente la logique de la destruction et de la mort au lieu de celle de la coexistence et de la vie. Réduire les dépenses consacrées à la culture pour investir dans les armes, c’est choisir son camp. Nous choisissons la culture, le travail, la paix. 

C’EST POUR CELA QUE NOUS FAISONS LA GRÈVE. 

Nous choisissons la culture, le travail, la paix : nous réclamons la dignité, les droits, la stabilité, la protection et davantage d’investissements publics dans la culture.