Le compte n’y est pas pour les métiers d’art et l’accueil – surveillance
La commission de gestion prévisionnelle des ressources humaines ministérielle du 3 avril 2026 présente un point d’étape sur les « repyramidages » en cours dans les filières métiers d’art (corps des Techniciens d’art et Chef de travaux d’art) et Accueil-Surveillance (corps TSCBF). Pour la CGT-Culture, les promotions d’ores et déjà prononcées ne sont pas conformes aux engagements initiaux ni en termes de volume ni de critères de promotion !
Le repyramidage obtenu par les mobilisations des personnels est directement lié à la faiblesse du nombre de concours ces dernières années au ministère. L’objet d’un repyramidage est de placer un agent dans la catégorie qui correspond à son poste de travail. Certains d’entre eux ont des responsabilités non reconnues depuis de nombreuses années sans compensation salariale. Certains métiers ne sont pas reconnus à la hauteur de leur technicité et de leur expertise, notamment les jardiniers d’art et les installateurs- monteurs d’objets d’art.
Dans la mesure où ces plans ne sont rien d’autre que des augmentations temporaires des taux de promotions, la tentation est grande pour l’administration de promouvoir sur des critères qui lui sont propres comme la manière de servir. Ces critères sont très éloignés de ce que doit être un repyramidage. Les promotions déjà réalisées pour 2025 et 2026 ne distinguent pas les promotions annuelles dites « classiques » de celles qui sont censées relever des repyramidages en cours. Des agents dont les fonctions sont supérieures à leurs statuts, et donc à leurs rémunérations, n’ont pas bénéficié et probablement ne bénéficieront pas, de promotion au terme de ces plan si les critères du repyramidage ne sont pas respectés.
S’agissant des volumes de promotions, au rythme actuel, il est évident que de nombreux collègues éligibles resteront sur le carreau, sans reconnaissance des missions effectuées. Les chiffres présentés par l’administration sont sans appel :
- Pour les CTA (objectif 80 promotions de repyramidage sur 5 ans) : 13 promotions en 2025 et 14 en 2026. Il reste 53 promotions à faire d’ici 2030 mais le rythme de promotion actuel ne le permettra pas.
- Pour les TA (objectif 63 promotions sur 3 ans) : 18 promotions en 2025 et 17 en 2026. Il faudrait qu’il y ait 28 promotions en 2027 pour atteindre l’objectif ce qui ne sera certainement pas le cas.
- Pour les TSCBF (objectif 90 promotions en 3 ans) : 28 promotions en 2025 et 26 en 2026. Il faudrait 36 promotions pour atteindre la cible.
Parce que ces plans ne répondent pas complétement à l’exigence de positionner les agents dans la catégorie d’exercice de leurs missions, la CGT-CULTURE revendique :
- Le respect des engagements initiaux en termes de critères de repyramidage et de volume des promotions annoncé
- La prolongation au-delà de la durée initiale des plans de repyramidage avec un calibrage des promotions basé sur les fonctions exercées par les agents
- La mise en place de concours réguliers au moins tous les 2 ans dans les métiers du ministère de la Culture
- L’extension du repyramidage de la filière AASM aux ingénieurs des services culturels du patrimoine
Paris, le 3 avril 2026
